Les discussions commerciales Canada–États-Unis fragilisées par le litige sur la gestion de l’offre
- BMD International

- 26 juil.
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Les tensions entre le Canada et les États-Unis s'accentuent, le système de gestion de l’offre canadien étant au cœur des désaccords qui menacent de faire dérailler les négociations commerciales.
Florian Possberg, partenaire chez Polar Pork, a exprimé son inquiétude après que le président américain Donald Trump a annoncé l’imposition d’un droit de douane de 35 % sur les importations canadiennes à partir du 1er août. Cette annonce a ravivé les craintes d'une guerre commerciale plus intense.
Selon Possberg, le Premier ministre canadien Carney avait annoncé le 16 juin qu’un accord commercial avec les États-Unis était attendu sous 30 jours. Ce délai est désormais dépassé sans avancée concrète. « Si les États-Unis insistent sur l’abolition de notre système de gestion de l’offre, cela pourrait provoquer une forte escalade des tensions commerciales », a-t-il averti.
Le cœur du conflit réside dans la frustration persistante des États-Unis envers les marchés canadiens réglementés des produits laitiers et de la volaille. Tandis que Washington voit ces politiques comme des barrières commerciales, Ottawa les considère comme des protections vitales pour ses producteurs.
« On comprend de plus en plus que les États-Unis voient là une opportunité d’éliminer certaines barrières qu’ils jugent problématiques depuis longtemps », a expliqué Possberg.
Le Parlement canadien, quant à lui, a récemment réaffirmé son soutien sans faille à la gestion de l’offre, déclarant à l’unanimité qu’elle ne ferait jamais l’objet de négociations commerciales. Une telle position risque de provoquer une impasse.
« Les Américains veulent que le système disparaisse, coûte que coûte. Mais le Canada campe sur ses positions. Ce blocage pourrait bien entraîner une escalade tarifaire, et franchement, nul ne sait jusqu’où cela pourrait aller », a ajouté Possberg.
Bien que les secteurs soumis à la gestion de l’offre ne représentent qu’une petite part de l’économie canadienne, ils bénéficient d’un appui politique généralisé, ce qui rend toute concession difficile.



